CÔTÉ COEUR ET CÔTÉ JARDIN : un bouquet de jardins pour la 25e SAISON

C’est sous le signe de la création que nous célébrons la 25e saison du Théâtre Bouches Décousues. Avec ravissement, je vois sortir de terre, ces Jardins d’enfants qui ont germé dans ma tête et qui sont pour moi un condensé de toutes ces années de rencontres avec des enfants.


J’ai découvert, la saison dernière, l’œuvre picturale de Mireille Levert, une artiste que je connais depuis belle lurette comme illustratrice mais dont j’ignorais le travail de peintre. Son parcours auprès des enfants ressemble au mien : elle en peinture et en illustration, moi en théâtre et en littérature. Souriant à cette parenté, je l’ai invitée à faire une démarche parallèle à la mienne, comme un écho à mon jardin de mots. Et j’ai voulu, dans la présente brochure, qu’explose en peinture et en écriture, un bouquet de jardins d’enfants ! Et le voici…

D’abord, Les mauvaises herbes créée aux Gros Becs en novembre 2009. L’écriture de la pièce a débuté lors d’une résidence d’écriture à l’Institut Canadien en 2007 ; c’est donc tout naturellement que Louise Allaire accueille la création à Québec. Le spectacle est ensuite présenté à la Maison Théâtre à Montréal, puis au Centre national des Arts à Ottawa.

Ginkgo et la jardinière poursuit son exploration entre le Québec et la Belgique. La rencontre entre le Théâtre Bouches Décousues et le Théâtre Maât de Bruxelles est harmonieuse et fertile et c’est avec un réel plaisir que nous croisons les mots et les notes avec des musiciens des deux pays. Le spectacle verra le jour au printemps 2010.

Et puis, Marguerite, ce petit jardin en friche que nous destinons à un public à partir de 18 mois, cette histoire partagée avec de jeunes artistes qui ont poursuivi avec moi la recherche en direction de la toute petite enfance. Lors de la 5e édition du festival Petits bonheurs, en mai dernier, nous avons présenté un chantier issu de cette pépinière d’artistes et nous avons reçu une invitation à présenter Marguerite lors du prochain festival Méli’Môme à Reims, au printemps 2010.

Trois autres productions sont proposées en tournée au Québec, au Canada, en France et en Belgique.

Léon le nul de Francis Monty, poursuit, pour une 4e saison, sa tournée européenne.

Après plus de 500 représentations, Le bain revient au Centre national des Arts à Ottawa où nous l’avons créée en 1997. Il poursuit sa tournée dans de nombreuses municipalités québécoises. Nous sommes particulièrement heureux d’effectuer un retour en Abitibi après plusieurs années d’absence.

D’un festival à une grande ville, à une petite communauté éloignée des grands centres, La couturière est toujours disponible pour la tournée.

Du côté des activités artistiques, le partenariat avec le Programme de soutien à l’école montréalaise se poursuit, cette fois-ci, autour de la production Les mauvaises herbes avec la collaboration du Jardin botanique de Montréal. Vingt classes de dix écoles montréalaises participent au projet.

Pour les plus petits, nous offrons, cette année encore, les ateliers du Mot de passe à partir de l’album du même nom. Particulièrement appropriée pour les classes d’accueil et pour les enfants du premier cycle du primaire, cette activité est inscrite au Répertoire de ressources culture-éducation.

Je suis une jardinière bien entourée, non seulement par l’équipe de TBD mais aussi par des créateurs de tous âges, de toutes disciplines, par des partenaires et complices de la diffusion, des amis de l’art qui nous accompagnent et, bien sûr, par le public, de plus en plus nombreux, qui chemine avec nous, ici et ailleurs. C’est ainsi que le Théâtre Bouches Décousues poursuit sa trajectoire en contribuant au développement de la dramaturgie québécoise, une cause qui nous tient à cœur depuis…un quart de siècle!

Bienvenue dans nos jardins !

Jasmine Dubé
Directrice artistique

Auteure, scénariste, comédienne, metteure en scène, Jasmine Dubé est cofondatrice et directrice artistique du Théâtre Bouches Décousues.

Romancière, elle écrit aussi des albums, entre autres, aux éditions de la courte échelle.

En 1996, l’Académie québécoise du théâtre lui remettait le Masque du texte original pour La bonne femme et la même année, elle remportait le prix Arthur-Buies pour l’ensemble de son oeuvre.

En 1998, elle recevait la médaille du Rayonnement culturel pour la littérature jeunesse de la Renaissance Française et le prix Artquimédia.

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