Texte Marc-Antoine Cyr
Mise en scène Jasmine Dubé en collaboration avec Pierre-Paul Savoie
Chorégraphie Pierre-Paul Savoie
Scénographie Jocelyn Proulx
Éclairages Guillaume Cyr
Musique Maryse Poulin
Costumes et Maquillages Angelo Barsetti
En coproduction avec PPS Danse

Photos : Rolline Laporte

Année de création : 2006

Tout public à partir de 8 ans

Les Flaques

Partir en voyage sur des bateaux en papier...

Mettre le vent dans une bouteille. Se protéger des larmes avec des parapluies. Partir en voyage sur des bateaux en papier. Raconter son histoire comme on sauterait dans les flaques, en s’éclaboussant de mots. Partir à la rencontre de l’autre et de soi-même. Accomplir les gestes libérateurs qui permettent de poursuivre sa route. Et si la peine n'était qu'une pluie qui passe ? C'est ce que Léontine et Anatole découvriront en croisant la route de Celui qui transporte le vent.
 
Invité par Jasmine Dubé à écrire pour le jeune public, Marc-Antoine Cyr a amorcé l’écriture des flaques au printemps 2002. Dans la lignée de La couturière, il a écrit en métissant cette fois-ci, le théâtre et la danse.
 
Créée en 2006 à l’occasion du Festival Les coups de théâtre, la pièce Les flaques est le résultat d’un travail de longue haleine réunissant des comédiens, des danseurs et une musicienne dans le but de créer un dialogue qui ferait ressortir l’essence de chaque discipline. Témoins privilégiés mais également intervenants actifs dans le processus de création, plus de mille enfants montréalais ont été impliqués de la lecture à la représentation grâce au partenariat du Programme de soutien à l'école montréalaise. Le spectacle a été présenté au Québec, au Centre national des Arts à Ottawa, au Nouveau-Brunswick et en Alsace.

Interprètes : Alexia Bürger, Stéphane Deligny, Alexandre Fortin, Ève Lalonde, Olivier Morin ou Christian Baril, Maryse Poulin.

La pièce est publiée chez Dramaturges Éditeurs 2006.

ANATOLE : Hé, le Vent ! Viens par ici, j'ai deux mots à te dire!
Le Vent souffle sur Anatole et le fait tomber à la renverse. Anatole se fâche. Une lutte dansée s'engage entre les deux. La pluie s’approche de Léontine, elle la mouille un peu.
LÉONTINE : Qu'est-ce qu'elle a, la pluie, à toujours tomber sur moi ?
CELUI QUI TRANSPORTE LE VENT : Demande-lui.
LÉONTINE : Hé ! la Pluie ! Arrive ici, faut qu'on se parle !